La Martinique fait face à une intensification de l’épidémie de bronchiolite. Cette infection respiratoire, qui touche principalement les nourrissons et les enfants de moins de deux ans, entraîne une augmentation des consultations aux urgences et des hospitalisations.
Dans son dernier bulletin épidémiologique, portant sur la période du 19 au 25 octobre 2026, Santé publique France fait état de 27 passages aux urgences pour bronchiolite chez les enfants de moins d’un an. Un chiffre nettement supérieur à la moyenne de 15 passages hebdomadaires enregistrée au cours des quatre semaines précédentes.
Parmi ces 27 jeunes patients, 12 ont nécessité une hospitalisation, confirmant une pression croissante sur les services hospitaliers.
La situation est d’autant plus surveillée que les indicateurs virologiques montrent une circulation importante du virus respiratoire syncytial (VRS), principal responsable de la bronchiolite.
Près de deux tests sur trois positifs au virus
Autre élément préoccupant : la proportion de tests positifs au VRS a fortement augmenté.
Au cours de la semaine étudiée, 62 % des prélèvements réalisés chez les nourrissons de moins d’un an au CHU de Martinique se sont révélés positifs, soit 8 résultats positifs sur 13 tests effectués.

Ce niveau de positivité est comparable à celui observé lors du pic épidémique de la saison 2024-2025.
Si les consultations en médecine de ville ont diminué durant la dernière semaine, les autorités sanitaires invitent à interpréter cette évolution avec prudence.
Les difficultés de déplacement et d’accès aux soins liées au contexte social en Martinique ont pu perturber le suivi habituel des patients. Cette baisse des consultations ne signifie donc pas nécessairement que le virus circule moins.
L’ARS appelle les parents à renforcer les mesures de protection
Dans un communiqué publié ce vendredi 30 octobre 2026, l’Agence régionale de santé de Martinique rappelle que la bronchiolite peut provoquer des complications respiratoires importantes chez les nourrissons.
Chaque année, cette infection touche près d’un tiers des enfants de moins de deux ans. Le VRS serait responsable d’environ 80 % des cas.
Pour limiter les risques de transmission, plusieurs précautions sont recommandées au quotidien :
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Se laver régulièrement les mains avant de toucher ou de prendre un bébé.
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Éviter les bisous sur le visage et les mains des nourrissons, particulièrement en cas de rhume.
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Aérer les pièces de vie pendant au moins dix minutes par jour.
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Porter un masque lorsqu’on présente des symptômes respiratoires.
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Ne pas exposer les jeunes enfants à la fumée de cigarette.
Ces gestes simples permettent de réduire les risques de contamination, notamment chez les enfants les plus fragiles.
Des traitements préventifs disponibles pour protéger les nourrissons
Les autorités sanitaires rappellent également l’existence de plusieurs dispositifs permettant de réduire le risque de formes graves de bronchiolite.
La vaccination des femmes enceintes contre le VRS, entre la 32e et la 36e semaine de grossesse, permet notamment de transmettre des anticorps protecteurs au bébé avant sa naissance.
Pour les nouveau-nés et les nourrissons, une injection préventive d’anticorps, commercialisée sous le nom de Beyfortus, peut également être proposée lors de leur première saison de circulation du virus.
D’autres traitements préventifs existent pour les enfants présentant un risque élevé de complications, notamment certains bébés prématurés ou atteints de maladies cardiaques et respiratoires.
La campagne de vaccination et d’immunisation contre le VRS a débuté le 31 août 2026 aux Antilles.
Quels symptômes doivent alerter les parents ?
La bronchiolite débute généralement par des symptômes proches de ceux d’un rhume, avant de pouvoir évoluer vers une gêne respiratoire.
Une toux sèche, une respiration rapide ou bruyante et des difficultés à respirer doivent conduire les parents à consulter rapidement un professionnel de santé.
En présence de signes de gravité, notamment de difficultés respiratoires importantes, l’ARS recommande de contacter immédiatement le 15.
Alors que l’épidémie se poursuit en Martinique, les autorités sanitaires insistent sur l’importance de protéger les nourrissons, particulièrement vulnérables face aux infections respiratoires.

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